Coaching coparental recommandé dans une expertise psychosociale

Coaching coparental recommandé dans une expertise psychosociale : et maintenant?

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Vous avez récemment rencontré un travailleur social ou un psychologue dans le cadre d’une expertise psychosociale en matière de garde d’enfants? Cette rencontre s’inscrit possiblement dans un processus judiciaire à la Cour supérieure du Québec, entamé en raison de désaccords persistants entre vous et l’autre parent concernant les enfants.

 

Le climat est tendu, la communication est difficile, voire rompue. Depuis quelque temps déjà, les décisions entourant vos enfants sont prises dans un contexte de conflit, d’émotions vives et de méfiance mutuelle. Vous avancez dans un cadre légal, mais sans toujours parvenir à trouver des solutions durables.


Dans ce contexte, il arrive que les avocats, ou même le juge, proposent ou ordonnent une expertise psychosociale en matière familiale, aussi appelée par les psychologues expertise psycholégale en matière de garde d’enfants. À la suite de cette évaluation, une recommandation de coaching coparental peut être formulée.

Et là, une nouvelle question émerge :

Qu’est-ce que ça implique? Est-ce obligatoire? Comment ça se passe concrètement?

1. Pourquoi une recommandation en coaching coparental?

Le coaching coparental est recommandé lorsque le niveau de conflit nuit à la capacité des parents à collaborer et à protéger leurs enfants des tensions. Ce type de recommandation est souvent formulé lorsque :

Ce n’est pas une punition, mais plutôt un accompagnement visant à établir une coparentalité fonctionnelle, dans le meilleur intérêt des enfants.

 

Le coaching permet de développer des compétences relationnelles et parentales, dans un contexte sécurisant, en s’appuyant sur une approche bienveillante et structurée. Le but est de réduire le niveau de conflit et d’apprendre à être parent ensemble, même en étant séparés.

2. Est-ce obligatoire?

Une recommandation, à elle seule, n’est pas contraignante, sauf si :

Dans tous les cas, il est fortement conseillé de prendre cette recommandation au sérieux, car elle est émise dans l’intérêt des enfants.

Il est également important de consulter votre représentant légal (avocat) à ce sujet et tout au long du processus.

3. Que se passe-t-il ensuite?

Vous devrez contacter un professionnel formé en coaching coparental : travailleur social, psychologue, médiateur, etc. Comme le titre de coach coparental n’est pas réservé, plusieurs profils de professionnels peuvent offrir ce type de service. Il est donc
recommandé de bien choisir votre intervenant et de poser des questions sur sa formation, son approche et son expérience.

 

Chloé Massicotte-Laforge, travailleuse sociale, médiatrice familiale accréditée et coach coparentale, offre ce service chez Nuances, à Longueuil, sur la Rive-Sud de Montréal.

 

L’équipe de Nuances peut également vous référer à des coachs coparentaux partout au Québec, selon votre lieu de résidence ou votre préférence pour les rencontres à distance.

Chaque parent est souvent rencontré séparément dans un premier temps, afin d’établir le portrait de la situation, de clarifier les attentes et de valider l’engagement à participer au processus.

Le professionnel fixe un cadre de travail clair : durée, fréquence des rencontres, confidentialité, modalités, objectifs prioritaires, etc.

Les rencontres portent sur les comportements parentaux, la communication, la coopération, et visent à réduire les tensions. Elles sont centrées sur des objectifs concrets définis avec les parents et adaptées aux enjeux familiaux en cours (transitions, recompositions, adolescence, etc.).

4. Quelle est la différence avec la médiation familiale?

Le coaching coparental n’est pas une médiation. Il ne vise pas à rédiger ou modifier une entente légale, mais à améliorer la communication et la dynamique parentale.
Ces deux services sont complémentaires. Le coaching peut précéder ou suivre un processus de médiation, selon les besoins de la famille.

5. Et si l’autre parent refuse?

Il est possible d’aller de l’avant même si l’autre parent n’est pas prêt à participer :

6. Thèmes abordés en coaching

Voici quelques sujets souvent traités en coaching coparental :

7. Combien de temps ça dure?

La durée varie d’une famille à l’autre. Le processus peut s’échelonner sur :

8. Et les enfants?

Les enfants ne participent pas toujours au coaching coparental (sauf exception), mais ils peuvent en ressentir des effets : moins de conflits, plus de stabilité, plus de cohérence parentale.
Dans certaines situations, un accompagnement complémentaire peut être proposé pour les enfants :

En conclusion

Une recommandation de coaching coparental à la suite d’une expertise psychosociale en matière familiale peut être difficile à accueillir… mais elle représente aussi une occasion de faire les choses autrement.

Plutôt que de rester pris dans un rapport de force, vous êtes invité à rebâtir une base minimale de coopération, dans l’intérêt de vos enfants.
Chez Nuances, nous croyons que chaque parent peut apprendre à mieux faire équipe, même après une séparation difficile.
Chloé Massicotte-Laforge
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